
Un permis de conduire étranger peut être reconnu au Canada sans que son titulaire ait à recommencer entièrement sa formation. Mais cette reconnaissance n’est ni automatique ni identique partout dans le pays. Elle dépend principalement de la province d’installation, du territoire ayant délivré le permis, de sa catégorie et de l’expérience de conduite pouvant être justifiée.
Pour un nouvel arrivant, trois questions doivent être résolues avant d’engager des frais : le permis bénéficie-t-il d’une entente d’échange, quels examens restent éventuellement nécessaires et quelles preuves permettent de faire reconnaître les années de conduite déjà acquises ?
La réponse influence également le délai pendant lequel il est possible de conduire avec son document étranger, l’accès à un permis complet et, séparément, l’évaluation de l’expérience par un assureur automobile.
Une vérification auprès de l’organisme compétent dans la province où vous allez réellement résider permet d’éviter de préparer un dossier inadapté ou de découvrir trop tard qu’une attestation manque.
L’essentiel sur l’équivalence des permis étrangers au Canada
- Chaque province et territoire applique ses propres règles : un permis reconnu directement dans une province peut nécessiter des examens dans une autre.
- L’échange direct et la reconnaissance des années d’expérience sont deux mécanismes différents, avec des conditions et des justificatifs distincts.
- Avant le départ, vérifiez les documents exigés et les délais de conduite autorisés après l’installation dans votre province.
- Pourquoi votre permis étranger peut-il être reconnu dans une province mais pas dans une autre ?
- Comment vérifier si votre permis étranger bénéficie d’une équivalence directe ?
- Échange direct ou reconnaissance d’expérience : quelle différence pour votre dossier ?
- Quels documents peuvent manquer lors d’une demande de reconnaissance de conduite ?
- Quand demander vos attestations de conduite avant de quitter votre pays d’origine ?
- Comment échanger un permis étranger sans recommencer tout le parcours de conduite ?
- Permis ou assurance : qui peut utiliser votre historique de conduite et dans quel but ?
- Comment choisir une assurance automobile après votre arrivée au Canada ?
Pourquoi votre permis étranger peut-il être reconnu dans une province mais pas dans une autre ?
Un permis étranger peut être échangé directement dans une province canadienne et nécessiter des examens dans une autre parce que chaque province et territoire établit ses propres conditions de délivrance et de reconnaissance. Il n’existe pas de liste nationale unique des permis étrangers automatiquement échangeables. Le pays d’émission, la catégorie du véhicule et l’expérience du conducteur déterminent la procédure applicable.
Au Québec, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) examine les demandes. En Ontario, les règles relèvent du gouvernement provincial et les démarches d’échange passent notamment par les centres DriveTest. En Colombie-Britannique, l’organisme compétent est l’Insurance Corporation of British Columbia (ICBC). L’Alberta applique également son propre régime.
Les listes de juridictions reconnues ne sont pas parfaitement identiques. La France, l’Allemagne et le Japon figurent notamment parmi les juridictions bénéficiant de mécanismes d’échange en Ontario et en Colombie-Britannique. Cela ne signifie pas que les catégories admissibles, les examens dispensés ou les conditions d’ancienneté soient les mêmes.
La distinction devient particulièrement importante lorsque le permis ne bénéficie d’aucun accord. Certaines provinces permettent de tenir compte de l’expérience étrangère pour adapter le parcours progressif, mais elles ne reconnaissent pas nécessairement les mêmes durées ni les mêmes documents.
En Colombie-Britannique, la preuve d’au moins deux années de conduite avec un permis autre qu’un permis d’apprenti peut permettre d’éviter le programme progressif. En Ontario, les conditions applicables aux titulaires de permis provenant de juridictions sans entente sont différentes, notamment depuis les modifications entrées en vigueur le 1er juillet 2026.
| Province | Organisme compétent | Point déterminant |
|---|---|---|
| Québec | SAAQ | Entente applicable, catégorie du permis et expérience reconnue |
| Ontario | Autorités ontariennes et DriveTest | Juridiction d’origine, catégorie et conditions d’échange ou d’examens |
| Colombie-Britannique | ICBC | Juridiction reconnue et preuve d’ancienneté pour le permis complet |
| Alberta | Service Alberta et réseau de registraires | Règles provinciales d’échange et de reconnaissance à confirmer |
La province de première installation constitue donc le point de départ de votre dossier. En cas de déménagement ultérieur vers une autre province, de nouvelles formalités peuvent être nécessaires. Un permis canadien déjà obtenu peut relever de règles de transfert différentes de celles applicables au permis étranger initial.
La comparaison doit porter sur la province où vous résiderez réellement, et non sur celle dont la procédure paraît la plus favorable. Une fois cette province identifiée, la priorité est de vérifier l’existence d’une entente officielle.
Comment vérifier si votre permis étranger bénéficie d’une équivalence directe ?
Pour vérifier l’équivalence directe de votre permis étranger, identifiez d’abord votre province d’installation, consultez ensuite la liste officielle des juridictions reconnues et vérifiez enfin que votre catégorie de permis satisfait aux conditions d’échange. La présence de votre pays sur une liste ne suffit pas : l’ancienneté, la validité du document et certaines restrictions peuvent modifier le résultat.
Une vérification fiable suit trois étapes :
- Identifier l’organisme provincial. Utilisez la province de résidence prévue, et non simplement votre ville d’arrivée à l’aéroport.
- Consulter les ententes officielles. Recherchez la juridiction ayant effectivement délivré votre permis, sans vous limiter à votre nationalité.
- Contrôler les conditions individuelles. Vérifiez la catégorie, la date de délivrance, les restrictions, les justificatifs d’expérience et les examens éventuellement nécessaires.
Les conditions officielles d’échange des permis étrangers en Ontario distinguent les juridictions ayant une entente de celles qui n’en ont pas. Les permis d’apprenti étrangers ne bénéficient pas d’un échange direct, et les permis commerciaux étrangers ne peuvent pas être simplement convertis en permis commerciaux ontariens.
Il faut également distinguer l’équivalence du permis du droit temporaire de conduire après l’arrivée. En Ontario, un nouveau résident peut normalement utiliser son permis étranger valide pendant 60 jours. En Colombie-Britannique, le délai habituel est de 90 jours, sous réserve des exceptions prévues pour certaines situations de séjour.
Au Québec, une personne qui s’établit dans la province peut normalement conduire une automobile pendant les six premiers mois avec son permis étranger valide. Ces délais concernent la conduite temporaire : ils ne constituent pas une autorisation d’échange automatique.
La date inscrite sur le permis mérite une attention particulière. Un document renouvelé récemment peut afficher une date qui ne reflète pas la première obtention du droit de conduire. Il peut alors falloir présenter un historique officiel pour établir l’ancienneté réelle.
D’autres situations imposent une vérification individuelle : permis expiré, permis obtenu pendant une résidence dans un pays différent de celui de nationalité, changement de catégorie ou interruption du droit de conduire.
Lorsque la catégorie ou l’ancienneté ne permet pas de conclure à un échange direct, cela ne signifie pas nécessairement que toute l’expérience passée sera perdue. Elle peut relever d’un mécanisme distinct de reconnaissance.
Échange direct ou reconnaissance d’expérience : quelle différence pour votre dossier ?
L’échange direct permet d’obtenir un permis provincial à partir d’un permis étranger admissible selon les conditions d’une entente. La reconnaissance d’expérience sert plutôt à prendre en compte les années de conduite déjà acquises pour déterminer le niveau de permis ou les étapes du parcours. Cette seconde possibilité ne dispense pas automatiquement des examens théoriques et pratiques.
Dans le premier cas, l’administration vérifie principalement que le permis appartient à une juridiction et à une catégorie couvertes par une procédure d’échange. Certaines vérifications administratives et certains examens peuvent néanmoins rester applicables selon la province.
Dans le second cas, le conducteur doit établir l’ancienneté de son droit de conduire au moyen des justificatifs acceptés. Cette reconnaissance peut éviter ou réduire des périodes d’apprentissage, sans transformer pour autant un permis non admissible en permis directement échangeable.
| Critère | Échange direct | Reconnaissance d’expérience |
|---|---|---|
| Fondement | Entente ou mécanisme d’échange applicable | Expérience étrangère justifiée et admissible |
| Documents principaux | Permis, identité, résidence et justificatifs demandés | Permis et, si nécessaire, historique officiel de conduite |
| Examens | Dispenses possibles selon les règles provinciales | Examens susceptibles de rester obligatoires |
| Résultat | Permis provincial de catégorie correspondante, sous conditions | Crédit d’expérience ou adaptation du parcours |
| Limite | La présence du pays dans une entente ne suffit pas toujours | Les années déclarées doivent être prouvées et acceptées |
La Colombie-Britannique illustre cette distinction : une preuve d’au moins deux années de conduite avec un permis non apprenti peut permettre de ne pas intégrer son programme progressif. Un permis valide mentionnant suffisamment clairement l’ancienneté peut suffire ; sinon, un document officiel complémentaire peut être nécessaire.
En Ontario, pour les permis provenant de juridictions sans entente, les règles entrées en vigueur le 1er juillet 2026 limitent à un an le crédit d’expérience étrangère admissible, sous réserve des justificatifs requis. Le parcours ordinaire décrit pour ces titulaires comprend des examens théoriques et pratiques ainsi que des périodes d’attente applicables.
Les conséquences dépassent la simple obtention d’une carte. Un permis d’apprenti ou intermédiaire peut imposer des restrictions concernant l’accompagnement, la conduite ou certaines activités professionnelles. Pour une personne souhaitant travailler comme livreur ou conduire régulièrement dans le cadre de son emploi, la catégorie effectivement délivrée doit être vérifiée.
Il ne suffit donc pas de calculer les années depuis la première délivrance du permis : l’organisme doit accepter les preuves et déterminer quelles périodes sont admissibles.
Une fois le parcours identifié, la difficulté principale devient souvent documentaire : posséder plusieurs années d’expérience ne garantit pas de pouvoir les démontrer avec les pièces attendues.
Quels documents peuvent manquer lors d’une demande de reconnaissance de conduite ?
Les documents qui manquent le plus souvent sont la preuve officielle de la date de première délivrance, l’historique de conduite, une traduction conforme et les justificatifs de résidence ou d’identité exigés localement. Un permis étranger valide peut être insuffisant si sa date d’émission correspond à un renouvellement récent ou si sa catégorie n’est pas clairement identifiable.
Les administrations provinciales ne demandent pas toutes les mêmes pièces. Il faut distinguer les documents indispensables à l’identification du conducteur de ceux servant à établir l’expérience accumulée.
- Permis original : il doit correspondre au titulaire, à la catégorie demandée et aux conditions de validité applicables.
- Historique officiel : il peut être requis pour confirmer la première délivrance ou les années de conduite admissibles.
- Traduction acceptée : les critères dépendent de la province et de la langue des documents.
- Pièces d’identité et de séjour : leur nature et leur combinaison doivent satisfaire aux exigences provinciales.
- Preuve de résidence : elle permet de confirmer que le demandeur relève de l’administration saisie.
Les exigences d’ICBC pour prouver l’expérience de conduite donnent un exemple précis. Le permis original et valide peut constituer une preuve suffisante s’il établit directement l’ancienneté requise. À défaut, une lettre officielle peut notamment préciser l’identité du conducteur, la catégorie concernée et la date de première délivrance.
ICBC accepte également, sous conditions, de combiner des périodes de conduite acquises dans plusieurs juridictions. En revanche, les documents transmis par simple courrier électronique ne peuvent pas servir directement à obtenir la dispense du programme progressif. Les originaux ou copies officiellement acceptées jouent donc un rôle important.
Pour un échange direct, la priorité documentaire est la conformité du permis et des justificatifs administratifs. Pour une reconnaissance d’expérience, la preuve d’ancienneté devient particulièrement importante. Une lettre d’assureur peut être utile à d’autres fins, sans remplacer automatiquement un document délivré par l’autorité compétente en matière de permis.
Vérifier votre dossier avant le dépôt en cinq actions
- Relever la province d’installation et la catégorie demandée : conserver une fiche indiquant l’organisme compétent et la classe visée.
- Comparer les exigences publiées avec vos documents : établir une liste des pièces présentes et manquantes.
- Contrôler la date de première délivrance : identifier le permis ou l’attestation qui permet de la justifier.
- Vérifier les règles de traduction et d’authentification : obtenir la confirmation du format accepté par l’administration provinciale.
- Réunir les originaux et les preuves de résidence : constituer un dossier physique accompagné de copies de sauvegarde, sans substituer celles-ci aux originaux exigés.
Si une attestation officielle est difficile à obtenir depuis l’étranger, renseignez-vous auprès de l’autorité émettrice sur les demandes à distance, les procurations et les démarches consulaires éventuelles. Leur disponibilité dépend du pays concerné.
La meilleure façon d’éviter ces difficultés reste d’identifier les documents difficiles à remplacer avant de quitter le pays d’origine, tout en tenant compte des exigences de fraîcheur éventuelles.
Quand demander vos attestations de conduite avant de quitter votre pays d’origine ?
Il est préférable de demander les attestations de conduite plusieurs semaines avant le départ, après avoir identifié les exigences de la province canadienne d’installation. Cette anticipation facilite les démarches auprès des autorités étrangères qui imposent une présence sur place ou des formalités particulières. Il faut toutefois vérifier qu’un document obtenu trop tôt restera recevable lors de la demande.
La préparation commence par la recherche de l’autorité habilitée à délivrer l’historique. Selon le pays, il peut s’agir d’un service des permis, d’une administration routière ou d’un autre organisme officiellement compétent. Une attestation d’assurance et un historique de permis ne prouvent pas nécessairement les mêmes éléments.
Lorsque c’est possible, demandez que l’attestation mentionne clairement l’identité du conducteur, les catégories détenues, leur date de première délivrance et les périodes de validité. Les renseignements supplémentaires, comme les suspensions ou les changements de catégorie, doivent correspondre à ce que l’autorité peut officiellement certifier et à ce que la province canadienne demande réellement.
Le calendrier peut être organisé en trois phases : avant le départ, identifier les exigences et solliciter les documents ; à l’approche du départ, récupérer les originaux et contrôler leur contenu ; après l’arrivée, faire réaliser les traductions nécessaires et déposer les pièces conformément aux consignes provinciales.
La traduction demande une attention particulière. En Colombie-Britannique, ICBC exige un traducteur approuvé pour les documents concernés qui ne sont pas en anglais. Au Québec, les documents dans une langue autre que le français ou l’anglais doivent être traduits selon les exigences de la SAAQ. Une traduction réalisée à l’étranger n’est donc pas automatiquement acceptée partout.
Conserver une copie numérique facilite le suivi des démarches, mais ne dispense pas de présenter les originaux lorsque ceux-ci sont exigés. Il est également utile de conserver les coordonnées de l’organisme émetteur pour permettre une éventuelle vérification.
Cette anticipation ne garantit pas l’acceptation du dossier, mais elle réduit les risques de devoir rechercher à distance une preuve essentielle au moment de commencer la procédure d’échange.
Comment échanger un permis étranger sans recommencer tout le parcours de conduite ?
Pour échanger votre permis étranger sans recommencer tout le parcours, vérifiez d’abord si une entente provinciale permet une conversion avec dispense d’examens. En l’absence d’entente, faites examiner les possibilités de reconnaissance d’expérience. Le résultat dépend du type de permis, des justificatifs présentés et des règles provinciales applicables : certaines étapes peuvent rester obligatoires.
La procédure débute auprès de l’organisme responsable du permis dans votre province. Il faut généralement vérifier les conditions d’admissibilité, préparer les documents demandés, prendre rendez-vous lorsque nécessaire et se présenter aux vérifications applicables.
Les procédures officielles d’échange d’un permis étranger en Colombie-Britannique distinguent les juridictions pour lesquelles certains examens sont dispensés de celles imposant un examen de connaissances et un examen pratique. Dans ce dernier cas, le test théorique doit précéder la réservation de l’examen pratique.
Pour les titulaires admissibles à une procédure d’échange, le contrôle du dossier peut également comprendre la présentation des originaux, des vérifications d’identité et les autres formalités prévues. Les tests de vision, examens théoriques ou pratiques ne doivent pas être considérés comme universellement obligatoires ou universellement supprimés : leur application dépend du parcours.
Pour éviter de recommencer des étapes inutilement, présentez toutes les preuves d’ancienneté admissibles dès le traitement du dossier. Un permis précédent, un historique officiel ou des documents de plusieurs juridictions peuvent être utiles lorsque l’administration accepte de les prendre en compte.
En Colombie-Britannique, la démonstration de deux années admissibles peut permettre d’éviter le programme progressif. Au Québec, la SAAQ peut délivrer un permis probatoire lorsque moins de 24 mois d’expérience automobile sont reconnus. Les conditions propres à chaque province restent déterminantes.
En pratique, trois erreurs peuvent retarder la démarche : laisser expirer le permis étranger avant sa conversion, présenter une traduction non conforme ou supposer qu’une demande en cours autorise à conduire au-delà du délai prévu. La remise du permis étranger peut également être exigée lors de l’obtention du permis provincial, notamment en Colombie-Britannique.
Les frais sont variables selon la province, les catégories demandées et les examens nécessaires. Il est donc préférable de comparer le parcours complet plutôt que le seul coût administratif de délivrance.
L’obtention du permis provincial règle la question de votre autorisation de conduire, mais elle ne détermine pas automatiquement la manière dont votre ancienneté sera évaluée pour l’assurance automobile.
Permis ou assurance : qui peut utiliser votre historique de conduite et dans quel but ?
L’historique de conduite peut être utilisé à deux fins : l’administration provinciale examine l’expérience admissible pour déterminer les conditions d’obtention du permis, tandis que l’organisme d’assurance l’évalue selon ses propres règles de tarification. Les deux démarches sont distinctes. Une expérience reconnue pour le permis n’entraîne donc pas automatiquement une réduction de la prime d’assurance.
Pour le permis, les informations recherchées portent notamment sur les catégories détenues et les dates de première délivrance. Pour l’assurance, les éléments pertinents peuvent comprendre l’ancienneté du permis, les antécédents de conduite ou l’historique des sinistres, selon la province et l’assureur.
Un nouvel arrivant expérimenté peut ainsi obtenir un permis lui permettant de conduire sans restrictions importantes tout en découvrant que son assureur ne retient pas intégralement ses années de conduite à l’étranger. Inversement, certaines modalités d’assurance peuvent reconnaître une expérience étrangère sans que celle-ci dispense le conducteur des examens provinciaux.
Jusqu’à 15 ans
Ancienneté de conduite étrangère admissible pouvant être prise en compte par ICBC pour l’assurance en Colombie-Britannique. Cette possibilité dépend des justificatifs et des règles applicables ; elle ne correspond pas à une réduction garantie de prime.
Insurance Corporation of British Columbia, documentation officielle sur la preuve d’expérience de conduite.
Une particularité importante concerne la Colombie-Britannique : ICBC indique que les nouveaux résidents n’ont pas besoin de produire un historique d’assurance étranger pour la prise en compte de leur expérience de conduite. La preuve de l’historique du permis constitue le document pertinent.
Cette règle ne doit pas être étendue à l’ensemble du Canada. Selon le marché et l’assureur, un relevé d’information étranger peut être demandé ou pris en considération. Il faut alors vérifier s’il couvre les années de détention du permis, les périodes d’assurance ou l’absence de sinistres.
La transmission des renseignements dépend des procédures applicables. Le conducteur peut avoir à obtenir lui-même ses justificatifs, mais certaines administrations acceptent aussi des communications officielles directes provenant d’organismes étrangers autorisés. Il ne faut donc présumer ni d’un transfert automatique universel ni d’une remise exclusivement par l’assuré.
Cette distinction permet de poser les bonnes questions lors d’une soumission d’assurance, en particulier lorsque le permis canadien vient seulement d’être délivré.
À retenir avant de choisir votre assurance automobile
- Faites préciser par l’assureur quelles années d’expérience étrangère sont admissibles et avec quels justificatifs.
- Vérifiez que les garanties proposées correspondent au régime applicable dans votre province et à l’utilisation réelle du véhicule.
- Comparez les conditions de réévaluation de votre dossier lorsque vous obtenez un permis provincial ou fournissez de nouveaux documents.
Comment choisir une assurance automobile après votre arrivée au Canada ?
Pour choisir une assurance automobile au Canada, commencez par identifier le régime applicable dans votre province, puis comparez les protections obligatoires, les garanties facultatives, les franchises et les conditions de reconnaissance de votre expérience étrangère. Le bon contrat dépend de votre permis, de votre véhicule et de son utilisation. Le prix seul ne suffit pas à évaluer la protection.
Les régimes d’assurance automobile canadiens varient considérablement. En Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Manitoba, des organismes publics interviennent dans l’assurance automobile obligatoire. En Ontario et en Alberta, les contrats sont principalement proposés par des assureurs privés. Le Québec combine notamment un régime public pour les dommages corporels et une assurance privée pour les dommages matériels et la responsabilité civile correspondante.
Ces différences modifient les garanties de base, les possibilités de souscription et la manière de comparer les offres. Avant de demander des soumissions, il faut donc connaître les obligations précises de la province d’immatriculation.
Pour comparer les protections, examinez notamment :
- La responsabilité civile : vérifiez les montants obligatoires et l’intérêt d’une protection supplémentaire selon votre situation.
- La collision : évaluez la prise en charge des dommages à votre véhicule en cas d’accident couvert par cette garantie.
- Les risques autres que collision : examinez les protections offertes contre des événements comme le vol ou certains dommages accidentels, selon le contrat.
- La franchise : comparez la somme restant à votre charge en cas de réclamation admissible.
- La valeur du véhicule : appréciez l’intérêt économique des garanties facultatives en fonction de son âge, de sa valeur et de votre capacité à supporter une perte.
Pour un nouvel arrivant, une comparaison pertinente doit aussi porter sur la reconnaissance des années de conduite. Lorsque plusieurs assureurs sont accessibles, demandez des soumissions établies avec des paramètres comparables et faites préciser l’effet éventuel des justificatifs étrangers.
Si votre permis est provisoire ou soumis à des restrictions, déclarez exactement votre situation. Vérifiez également les conditions applicables aux déplacements professionnels, à la livraison ou à toute autre utilisation qui dépasse la conduite personnelle.
Il peut être utile de demander les modalités de révision du dossier après la délivrance du permis provincial ou la réception d’une attestation complémentaire. Une révision n’est toutefois pas nécessairement automatique, ni favorable dans tous les cas.
Enfin, deux risques doivent être évités : choisir précipitamment une première offre sans examiner ses exclusions et conduire sans les autorisations ou assurances requises. La validité d’une police ne remplace pas l’obligation de détenir un permis permettant légalement de conduire.
La prochaine étape consiste à réunir votre permis, les preuves d’expérience acceptées et les renseignements sur le véhicule, puis à demander une comparaison écrite des garanties et des conditions applicables dans votre province d’installation.
Un permis de conduire international permet-il d’échanger directement son permis étranger ?
Non. Un permis de conduire international ne remplace pas le permis national et ne constitue pas, à lui seul, un titre admissible à l’échange. Il sert essentiellement de document complémentaire pour la conduite à l’étranger. Au Québec, la SAAQ précise qu’il ne remplace pas la traduction officielle exigée pour certaines procédures d’échange.
Peut-on faire reconnaître l’expérience acquise dans plusieurs pays ?
C’est possible dans certaines provinces. ICBC accepte notamment, sous conditions, de combiner des documents provenant de plusieurs juridictions pour établir l’ancienneté exigée. Chaque période doit pouvoir être justifiée au moyen des documents admissibles. Cette possibilité ne doit pas être présumée identique dans les autres provinces canadiennes.
Que faire si le permis étranger a été renouvelé récemment ?
Vérifiez si la date inscrite sur le nouveau permis permet réellement d’établir votre première obtention du droit de conduire. Si ce n’est pas le cas, demandez à l’autorité compétente un historique ou une attestation conforme aux exigences provinciales. Un renouvellement récent ne doit pas être assimilé automatiquement à une première délivrance.
Un permis étranger expiré peut-il encore être reconnu au Canada ?
Les conditions dépendent de la province, de la juridiction d’origine et de la situation du titulaire. Un permis expiré ne donne pas automatiquement le droit de conduire temporairement, même si des possibilités administratives particulières existent selon les cas. Avant le départ, il est prudent de vérifier la validité de votre permis et de demander à l’organisme provincial si une procédure reste accessible après expiration.
Faut-il obtenir un permis canadien avant de souscrire une assurance automobile ?
Il faut distinguer les conditions de souscription de celles autorisant légalement la conduite. Selon la province et l’assureur, une assurance peut être envisagée avec un permis étranger encore admissible, mais les règles de couverture et d’utilisation doivent être vérifiées. Obtenir une police ne prolonge pas la période pendant laquelle un nouveau résident peut utiliser son permis étranger.