
Un compte bancaire canadien peut coûter davantage que le prix affiché dans votre forfait. Transactions supplémentaires, retraits hors réseau, prélèvements refusés ou conditions de solde minimum : plusieurs frais apparaissent seulement lorsque certaines habitudes d’utilisation se répètent.
Pour limiter ces dépenses, la première étape consiste à comprendre ce que votre banque facture réellement. Ensuite, quelques ajustements suffisent parfois : déplacer une date de prélèvement, utiliser le bon compte pour votre épargne ou choisir un forfait correspondant à votre nombre de transactions.
Cette démarche concerne particulièrement les résidents qui possèdent déjà un compte au Canada et souhaitent mieux maîtriser leurs dépenses courantes. Elle peut également aider à anticiper la fin d’un avantage bancaire accordé lors de l’installation dans le pays.
L’objectif n’est pas nécessairement de trouver un compte gratuit, mais de réduire le coût bancaire total sans sacrifier les services et la souplesse dont vous avez réellement besoin.
Les réflexes essentiels pour limiter vos frais bancaires
- Analysez plusieurs relevés pour distinguer les frais de forfait des opérations facturées séparément.
- Coordonnez les dépôts, les prélèvements et vos alertes de solde pour prévenir les incidents de paiement.
- Répartissez votre argent selon son usage et comparez les forfaits sur leur coût annuel réel.
- Pourquoi vos frais bancaires augmentent-ils malgré un forfait mensuel ?
- Comment organiser prélèvements et dépôts automatiques sans perdre le contrôle de votre solde ?
- Compte courant ou épargne : où conserver votre argent selon son usage ?
- Quelles habitudes peuvent provoquer des frais bancaires évitables ?
- Quand et comment changer de forfait bancaire si votre utilisation du compte évolue ?
- Comment ouvrir un compte bancaire sans historique de crédit au Canada ?
- Faire votre déclaration de revenus seul ou demander de l’aide : quelle option choisir ?
- Comment vérifier les crédits d’impôt auxquels vous pourriez avoir droit au Canada ?
Pourquoi vos frais bancaires augmentent-ils malgré un forfait mensuel ?
Vos frais bancaires peuvent augmenter parce que le montant mensuel de votre forfait ne couvre pas nécessairement toutes vos opérations. Les transactions excédentaires, certains retraits, les services particuliers et les paiements refusés peuvent être facturés séparément. Pour comprendre la différence entre le tarif annoncé et le montant réellement débité, examinez les frais figurant sur plusieurs relevés consécutifs.
Au Canada, un compte chèques sert notamment à recevoir votre salaire, payer des factures, effectuer des achats par carte de débit et retirer de l’argent. Selon votre forfait, certaines de ces opérations sont incluses en quantité limitée, tandis que d’autres sont facturées à l’unité.
Il faut donc distinguer deux catégories de dépenses :
- Les frais fixes : le prix mensuel du forfait, généralement connu à l’avance, sauf lorsqu’une condition permet de l’annuler.
- Les frais variables : les transactions dépassant le quota, les services bancaires particuliers, les retraits facturés ou les incidents liés au solde.
Les conditions de solde minimum méritent également votre attention. Certaines banques annulent les frais mensuels lorsque le compte conserve un montant déterminé. Mais ce mécanisme peut devenir désavantageux si vous devez immobiliser une somme qui pourrait autrement servir à votre épargne ou à vos dépenses.
Les frais pour insuffisance de fonds, également appelés frais NSF, font l’objet de protections spécifiques. Depuis le 12 mars 2026, les frais d’insuffisance de fonds des comptes personnels dans les banques et coopératives de crédit sous réglementation fédérale sont plafonnés à 10 CAD. Leur facturation est également limitée à une fois par compte sur deux jours ouvrables, et aucun frais NSF ne peut être imposé lorsque le découvert est inférieur à 10 CAD. Ces protections ne doivent pas être automatiquement généralisées aux institutions sous réglementation provinciale.
10 CAD
Plafond des frais d’insuffisance de fonds applicable aux comptes personnels des banques et coopératives de crédit sous réglementation fédérale depuis le 12 mars 2026.
Agence de la consommation en matière financière du Canada : les explications de l’ACFC sur les comptes chèques.
Pour identifier l’origine de vos frais, prenez vos deux ou trois derniers relevés. Notez chaque ligne de facturation, puis classez-la dans l’une des catégories suivantes : forfait, transaction excédentaire, incident de paiement ou service particulier. Additionnez ensuite les montants par catégorie.
Cette analyse évite de changer de forfait alors que le problème provient seulement de quelques opérations inhabituelles. Elle permet aussi de repérer les frais récurrents qui justifient une modification de vos habitudes.
Une fois cette première vérification réalisée, l’organisation des paiements automatiques constitue souvent le prochain levier pour éviter les incidents liés au solde.
Comment organiser prélèvements et dépôts automatiques sans perdre le contrôle de votre solde ?
Pour gérer vos prélèvements automatiques sans risquer un solde insuffisant, établissez un calendrier réunissant vos dépôts de salaire, vos factures récurrentes et vos principales dépenses. Placez si possible les prélèvements après les rentrées d’argent, conservez une marge de sécurité et activez les alertes bancaires. Vérifiez également les conditions d’annulation de chaque autorisation de prélèvement.
Au Canada, les débits préautorisés, ou pre-authorized debits (PAD), permettent à un fournisseur de retirer directement de votre compte le montant d’une facture à l’échéance convenue. Ce mécanisme est couramment utilisé pour des paiements réguliers, notamment les services de télécommunication, les assurances ou certains abonnements.
L’automatisation facilite le respect des échéances, mais elle peut créer des difficultés lorsque plusieurs prélèvements interviennent avant la réception du salaire. Un paiement présenté alors que les fonds disponibles sont insuffisants risque d’être refusé et de générer des frais, selon les conditions applicables.
Une méthode consiste à dresser un calendrier mensuel et à contacter les fournisseurs qui autorisent un changement de date. Lorsque cela est possible, prévoyez quelques jours entre le dépôt du salaire et les principaux prélèvements. Le cycle de relevé bancaire peut servir de repère supplémentaire pour organiser votre vérification mensuelle.
Si vous souhaitez supprimer un prélèvement, la procédure mérite une attention particulière. L’annulation de l’accord doit normalement être communiquée par écrit à l’organisme qui prélève les fonds. Vous pouvez aussi demander à votre banque un arrêt de paiement dans certaines circonstances, mais cette intervention n’est pas équivalente à l’annulation de l’accord.
L’annulation du débit préautorisé ne résilie pas le contrat commercial et ne supprime pas les sommes restant dues. Cette distinction est précisée dans la fiche de l’ACFC sur les débits préautorisés.
Une protection de découvert peut parfois permettre de couvrir temporairement un paiement, mais elle comporte ses propres frais ou intérêts. Comparez son coût avec le risque d’incident, plutôt que de la considérer comme une réserve d’argent gratuite.
Enfin, configurez des alertes de solde faible et de transaction lorsque votre établissement les propose. Une vérification complète à chaque cycle de relevé, complétée par les contrôles nécessaires avant les prélèvements importants, permet de limiter les mauvaises surprises.
Cette organisation sera d’autant plus efficace si votre compte courant conserve uniquement les sommes nécessaires aux dépenses prévues, tandis que votre épargne reste disponible dans un compte approprié.
Compte courant ou épargne : où conserver votre argent selon son usage ?
Conservez sur votre compte courant l’argent destiné aux dépenses et paiements fréquents. Placez votre réserve de sécurité dans un compte d’épargne accessible, idéalement rémunéré lorsque les conditions sont avantageuses. Pour des projets plus éloignés, examinez les solutions d’épargne adaptées à votre horizon et à votre situation fiscale. La fréquence d’utilisation et la disponibilité des fonds doivent guider cette répartition.
Le compte chèques, appelé chequing account en anglais, est conçu pour les mouvements quotidiens. Il permet notamment de recevoir un salaire, de régler des factures et d’utiliser une carte de débit. En contrepartie, certains forfaits imposent des frais mensuels ou des limites de transactions.
Un compte d’épargne, ou savings account, répond à un objectif différent. Il permet de mettre des fonds de côté et éventuellement de percevoir des intérêts. Ses conditions de retrait et de transfert peuvent toutefois comporter des restrictions ou des frais, selon l’établissement.
La distinction devient particulièrement utile lorsque votre compte courant contient une somme importante qui n’est pas destinée à être dépensée prochainement. Vous pouvez alors envisager de transférer une partie de cet argent vers une solution rémunérée, sans compromettre les paiements à venir.
Les comptes d’épargne à intérêt élevé, souvent appelés HISA, constituent une option à comparer. Certaines banques en ligne canadiennes proposent des taux compétitifs, mais les conditions, les promotions et les limites de retrait diffèrent. Le taux affiché ne suffit donc pas : vérifiez également les frais, les délais d’accès aux fonds et les éventuelles conditions promotionnelles.
Pour répartir votre argent, utilisez trois horizons distincts :
| Besoin | Compte ou solution possible | Critère prioritaire |
|---|---|---|
| Dépenses quotidiennes et factures | Compte chèques | Accès fréquent et coût des transactions |
| Fonds d’urgence | Compte d’épargne ou HISA accessible | Disponibilité et sécurité des liquidités |
| Projets à moyen terme | Épargne rémunérée ou solution fiscalement avantageuse admissible | Horizon, fiscalité et conditions de retrait |
Le compte d’épargne libre d’imposition, ou CELI, mérite une attention distincte. Il s’agit d’une enveloppe fiscale, et non simplement d’un compte d’épargne ordinaire. Sous réserve des règles applicables, les revenus de placement générés dans un CELI ne sont pas imposables au Canada. À l’inverse, les intérêts perçus dans un compte d’épargne non enregistré sont généralement imposables.
Avant de transférer de l’argent dans un CELI, vérifiez votre admissibilité et vos droits de cotisation. Une personne arrivée récemment au Canada ne doit pas supposer qu’elle dispose des mêmes droits qu’un résident présent depuis plusieurs années.
Cette séparation facilite également la lecture de vos dépenses : le solde courant correspond davantage aux paiements à venir, tandis que les sommes destinées à vos objectifs restent identifiables.
Quelles habitudes peuvent provoquer des frais bancaires évitables ?
Les habitudes qui entraînent des frais bancaires évitables comprennent les retraits hors réseau, les transactions dépassant le forfait, les paiements effectués sans fonds suffisants et l’utilisation de services facturés séparément. Certaines opérations en devises ou avec une carte de crédit peuvent aussi coûter plus cher que prévu. L’essentiel consiste à repérer les frais qui reviennent régulièrement.
Ces dépenses ne sont pas toujours importantes individuellement. Leur répétition peut néanmoins représenter un montant significatif sur une année, même lorsque votre forfait mensuel paraît raisonnable.
Plusieurs comportements méritent une vérification :
- Retirer de l’argent hors du réseau de votre banque : un guichet automatique peut entraîner des frais facturés par votre établissement, par l’exploitant du guichet ou par les deux.
- Dépasser le nombre de transactions incluses : certains forfaits limitent les opérations gratuites, ce qui peut rendre coûteuse une utilisation intensive du compte.
- Effectuer des Virements Interac ou d’autres transferts : les tarifs dépendent du forfait et du type d’opération.
- Laisser le solde descendre sous le minimum requis : vous pouvez perdre une exonération de frais mensuels prévue par votre forfait.
- Utiliser une carte de crédit pour une avance de fonds : des frais et des intérêts particuliers peuvent s’appliquer, notamment selon la nature de la transaction.
- Effectuer régulièrement des opérations en devises : les commissions et les marges sur le taux de change peuvent augmenter le coût réel.
Les cartes prépayées peuvent également comporter des frais qui réduisent progressivement le solde disponible. Pour les personnes qui reçoivent ou envoient de l’argent à l’étranger, les frais de change et les conditions de transfert méritent une comparaison spécifique.
Un examen de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada publié en octobre 2026 attire précisément l’attention sur ces différentes catégories de frais et sur la difficulté qu’éprouvent certains consommateurs à mesurer leur coût cumulé.
« Les consommateurs n’ont pas toujours une compréhension claire du montant total des frais qu’ils paient au fil du temps. »
Pour mesurer cet effet cumulatif, imaginez un scénario purement hypothétique : un retrait hors réseau facturé 2 CAD chaque semaine représenterait 104 CAD sur 52 semaines. Si deux transactions excédentaires coûtent chacune 1,50 CAD chaque mois, elles ajouteraient 36 CAD par an. Le total atteindrait 140 CAD, hors frais de forfait. Ces tarifs sont uniquement des hypothèses de calcul, pas des prix bancaires constatés.
Le calcul le plus utile reste celui réalisé à partir de vos propres relevés. Multipliez le coût de chaque opération récurrente par sa fréquence annuelle, puis comparez le résultat aux autres forfaits disponibles.
Votre audit bancaire en cinq actions concrètes
- Téléchargez vos trois derniers relevés et rassemblez-les dans un dossier daté.
- Relevez chaque frais dans un tableau indiquant sa date, son montant et son motif.
- Classez les frais par catégorie et obtenez un total pour chaque type d’opération.
- Calculez le coût annuel estimé de vos habitudes récurrentes et conservez le résultat.
- Activez les alertes disponibles et notez les trois changements prioritaires à tester le mois suivant.
Une fois ces actions effectuées, consultez le barème officiel de votre banque et vérifiez régulièrement ses modifications. Les banques sous réglementation fédérale doivent communiquer les nouveaux frais et les augmentations applicables selon leurs obligations réglementaires.
Si les frais persistent malgré des habitudes adaptées, votre forfait pourrait ne plus correspondre à vos besoins. Une comparaison tarifaire devient alors pertinente.
Quand et comment changer de forfait bancaire si votre utilisation du compte évolue ?
Un changement de forfait devient pertinent lorsque vous dépassez régulièrement vos transactions incluses, payez des services qu’une autre formule couvrirait ou financez un forfait premium que vous utilisez peu. Comparez le coût annuel complet des solutions, puis vérifiez les conditions de transfert. Si vous changez d’institution, conservez temporairement votre ancien compte pour sécuriser les paiements.
Le prix mensuel affiché ne constitue pas un critère suffisant. Un forfait moins cher peut devenir plus coûteux si vous multipliez les opérations facturées séparément. À l’inverse, un forfait plus complet peut être disproportionné lorsque vous effectuez peu de transactions.
Pour comparer deux offres, additionnez les frais mensuels, les opérations hors forfait et les autres coûts effectivement applicables. Tenez compte également des conditions d’exonération et des services dont vous avez besoin.
Les changements de situation représentent de bons moments pour réévaluer votre formule : nouveau rythme de dépenses, augmentation des virements, passage au travail autonome ou expiration d’un avantage commercial. Certains établissements proposent notamment des conditions particulières aux étudiants, aux jeunes ou aux nouveaux arrivants pendant une durée limitée.
Avant de changer d’institution, vérifiez l’ensemble des services liés à votre compte, notamment les virements, les prélèvements, les cartes et les éventuels frais de transfert ou de fermeture.
Lors d’un changement de banque, ne supposez pas que vos paiements automatiques seront transférés sans intervention. Les institutions canadiennes disposent généralement de procédures d’accompagnement et peuvent vous aider à organiser le transfert, mais vous devez vérifier les démarches requises pour chaque paiement.
L’ACFC recommande notamment de conserver l’ancien compte ouvert pendant la période de transition et de contrôler les relevés des deux institutions afin de repérer les paiements manqués ou effectués en double. Ces précautions sont détaillées dans les recommandations de l’ACFC pour ouvrir ou transférer un compte bancaire.
Prévoyez également la récupération de vos anciens relevés. Ils peuvent être utiles pour vos déclarations fiscales, le suivi de vos revenus ou certaines démarches administratives. Assurez-vous que tous les dépôts, prélèvements et transferts fonctionnent avant de fermer définitivement l’ancien compte.
Cette démarche permet d’éviter de remplacer des frais visibles par des coûts moins évidents. Elle suppose toutefois de distinguer les conditions d’accès à un simple compte bancaire des critères applicables aux produits de crédit.
Comment ouvrir un compte bancaire sans historique de crédit au Canada ?
Il est possible d’ouvrir un compte bancaire au Canada sans disposer d’un historique de crédit canadien. L’ouverture repose principalement sur la vérification de l’identité et le respect des conditions légales applicables, plutôt que sur une cote de crédit. En revanche, les cartes de crédit, les marges de découvert et certains services associés peuvent être soumis à des critères d’admissibilité supplémentaires.
Cette distinction est importante pour les personnes récemment installées au Canada. L’absence d’antécédents de crédit ne signifie pas automatiquement qu’elles doivent attendre avant d’obtenir un compte chèques.
Les banques doivent toutefois vérifier l’identité du demandeur à l’aide de documents acceptés. Selon sa situation, une personne peut présenter un passeport ou d’autres pièces permettant de satisfaire aux exigences réglementaires. Une visite en succursale peut être nécessaire.
Le droit d’ouvrir un compte n’est pas absolu dans toutes les circonstances. Une banque peut notamment refuser une ouverture dans certains cas prévus par les règles applicables, par exemple en présence de risques d’utilisation illégale, de fausses déclarations ou d’un refus de vérification d’identité.
Le compte bancaire et le produit de crédit répondent à deux logiques différentes. Un compte chèques permet de recevoir, conserver et utiliser des fonds. Une carte de crédit ou une protection de découvert implique, quant à elle, une décision de financement pouvant nécessiter une évaluation de solvabilité.
Pour accéder progressivement au crédit, les nouveaux résidents peuvent examiner les offres spécialisées des banques canadiennes, notamment les cartes garanties lorsque celles-ci sont disponibles. L’utilisation responsable de produits de crédit peut contribuer à établir un historique, alors qu’un simple compte de dépôt ne construit pas nécessairement une cote de crédit.
Les comptes destinés aux nouveaux arrivants peuvent aussi comporter des avantages temporaires. Avant de souscrire, vérifiez leur durée, les frais applicables après la promotion et les conditions des services associés.
Une fois le compte opérationnel, l’enjeu principal devient sa gestion quotidienne. Celle-ci s’inscrit dans un budget plus large, où les obligations fiscales et les prestations reçues peuvent également jouer un rôle important.
Faire votre déclaration de revenus seul ou demander de l’aide : quelle option choisir ?
Vous pouvez généralement préparer votre déclaration de revenus canadienne vous-même lorsque votre situation fiscale est simple et que les renseignements nécessaires sont disponibles. Une aide professionnelle devient plus pertinente en présence de revenus étrangers, d’activités autonomes ou de questions de résidence fiscale. Les personnes admissibles à certains programmes communautaires peuvent également bénéficier d’une préparation gratuite de leur déclaration.
Au Canada, la déclaration fédérale de revenus est administrée par l’Agence du revenu du Canada (ARC). Pour les particuliers, l’échéance habituelle de production est fixée à la fin du mois d’avril, avec des règles particulières selon les situations. Les obligations provinciales peuvent également varier, notamment au Québec.
Pour choisir votre méthode de déclaration, trois solutions principales sont à comparer :
| Solution | Profil adapté | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Logiciel de déclaration | Salarié avec revenus et déductions relativement simples | Bien comprendre les renseignements à déclarer |
| Professionnel ou service payant | Situation complexe, revenus étrangers ou travail autonome | Comparer les honoraires et les compétences |
| Programme communautaire de bénévoles | Personne admissible avec revenus modestes et situation fiscale simple | Vérifier les conditions d’accès au programme |
La première année d’installation au Canada demande une attention particulière. La date à laquelle vous devenez résident au sens fiscal, vos revenus de source étrangère et les éventuelles obligations dans un autre pays peuvent modifier les renseignements à déclarer.
Une aide professionnelle peut alors être utile pour clarifier ces éléments et limiter les erreurs. Les années suivantes, si votre situation devient plus simple, vous pourrez réévaluer l’intérêt d’un accompagnement payant.
La déclaration fiscale ne sert pas seulement à calculer l’impôt. Elle contribue aussi à déterminer l’admissibilité à certaines prestations, dont l’Allocation canadienne pour enfants et le crédit pour la TPS/TVH. Une déclaration non produite ou incorrecte peut retarder des versements ou conduire à une estimation inexacte des droits.
Il peut donc être nécessaire de produire une déclaration même lorsque vous n’avez pas d’impôt à payer, notamment pour maintenir l’évaluation de certains crédits et prestations.
Une déclaration correctement produite permet ensuite de mieux vérifier les prestations attendues et d’intégrer les sommes admissibles dans la planification de votre budget.
À retenir pour optimiser votre budget
- Un remboursement d’impôt, un crédit non remboursable et une prestation versée directement n’ont pas les mêmes effets sur votre compte bancaire.
- Une déclaration annuelle peut être nécessaire pour que certains droits soient évalués, même lorsque votre impôt à payer est nul.
- Les changements familiaux ou administratifs doivent être signalés aux organismes concernés pour limiter les erreurs de versement.
Comment vérifier les crédits d’impôt auxquels vous pourriez avoir droit au Canada ?
Pour vérifier les crédits d’impôt et les prestations auxquels vous pourriez avoir droit au Canada, consultez les renseignements officiels de l’Agence du revenu du Canada et votre espace Mon dossier. Vous pouvez également utiliser les outils d’estimation des prestations de l’ARC. Vos revenus, votre situation familiale, votre statut de résidence et vos déclarations fiscales influencent les montants éventuellement accessibles.
Il faut d’abord distinguer les crédits d’impôt non remboursables des prestations ou crédits remboursables. Cette différence est importante pour comprendre les sommes qui peuvent effectivement être versées sur votre compte.
Un crédit non remboursable sert à diminuer l’impôt que vous devez payer, dans les limites prévues. S’il ne reste aucun impôt admissible à réduire, il ne donne généralement pas lieu à un versement en espèces.
À l’inverse, certaines prestations peuvent donner lieu à des paiements directs lorsque les critères d’admissibilité sont satisfaits. C’est notamment le cas du crédit pour la TPS/TVH et de l’Allocation canadienne pour enfants, selon les règles propres à chacun.
Pour vérifier votre situation, commencez par consulter Mon dossier de l’ARC. Vous pourrez notamment examiner les informations fiscales et les données relatives aux prestations disponibles dans votre espace. Le calculateur officiel de prestations peut également vous aider à estimer certains droits en fonction de vos revenus et de votre situation familiale.
La déclaration annuelle de revenus joue un rôle essentiel dans l’évaluation de nombreuses prestations. Même en l’absence de revenus imposables, sa production peut être nécessaire pour que l’ARC calcule ou maintienne certains versements. Certaines prestations destinées aux nouveaux arrivants peuvent également nécessiter des démarches spécifiques.
Les changements de situation doivent être pris en compte. Un mariage, une séparation, une naissance, un déménagement ou une modification des renseignements utilisés pour calculer vos droits peuvent nécessiter une mise à jour auprès de l’ARC.
Il convient en particulier de ne pas attendre systématiquement la déclaration suivante pour signaler un changement qui doit être déclaré plus tôt. Des renseignements dépassés peuvent entraîner des versements incorrects et, dans certains cas, une somme à rembourser.
Enfin, évitez de considérer une prestation estimée comme un revenu définitivement acquis avant confirmation de votre admissibilité. Pour votre budget mensuel, distinguez les montants confirmés des sommes seulement envisagées.
Consultez vos renseignements dans Mon dossier de l’ARC, comparez les versements confirmés avec ceux inscrits sur vos relevés et mettez à jour les informations nécessaires. Ce suivi permet de mieux prévoir votre trésorerie tout en évitant de compter sur des prestations dont l’admissibilité n’est pas encore établie.
Un compte bancaire sans frais mensuels est-il toujours gratuit ?
Non. L’absence de frais mensuels ne signifie pas nécessairement que toutes les opérations sont gratuites. Des frais peuvent s’appliquer aux retraits hors réseau, aux services particuliers ou à certains transferts. Consultez le barème tarifaire du compte pour connaître les opérations incluses et les conditions applicables.
Combien d’argent faut-il conserver sur son compte chèques ?
Il n’existe pas de montant universel. Prévoyez de quoi couvrir les dépenses et prélèvements attendus, avec une marge adaptée à leur variabilité. Si votre forfait prévoit une exonération des frais grâce à un solde minimum, comparez l’économie réalisée avec l’avantage éventuel de conserver cet argent dans un compte rémunéré.
Peut-on demander le remboursement de frais bancaires inattendus ?
Vous pouvez demander à votre banque de vérifier un frais et, si nécessaire, d’envisager son remboursement. La décision dépend notamment des conditions contractuelles et des règles applicables. En cas de désaccord, utilisez la procédure de traitement des plaintes de votre institution. Un frais contraire aux protections réglementaires applicables peut justifier une contestation particulière.
Faut-il fermer immédiatement son ancien compte après un changement de banque ?
Il est généralement préférable de conserver l’ancien compte pendant la transition. Vérifiez que le salaire, les prestations, les prélèvements et les autres opérations récurrentes arrivent correctement sur le nouveau compte. Contrôlez les relevés des deux établissements et vérifiez les frais applicables avant de procéder à la fermeture.
Les prestations fiscales peuvent-elles être déposées directement sur un compte bancaire canadien ?
Oui, lorsque le paiement par dépôt direct est disponible et que les conditions applicables sont respectées. Vous pouvez fournir ou mettre à jour vos renseignements bancaires auprès de l’ARC selon les procédures proposées. Après un changement de compte, vérifiez que les nouveaux renseignements ont été enregistrés avant de compter sur la réception du prochain versement.