Deux jeunes adultes discutent dans le salon moderne d'un appartement partagé au Canada.
Publié le 25 octobre 2026

La colocation au Canada peut considérablement alléger le budget logement d’un étudiant, d’un jeune actif ou d’un nouvel arrivant. En partageant un appartement, plusieurs personnes répartissent le loyer, certaines factures et les dépenses nécessaires à l’installation. Cette organisation peut aussi permettre d’habiter un quartier mieux situé ou un logement plus spacieux sans supporter seul tous les frais.

Mais les économies affichées dans une annonce ne correspondent pas toujours aux économies réelles. Les charges non comprises, les obligations du bail, les habitudes de vie incompatibles et le départ imprévu d’un colocataire peuvent modifier sensiblement le budget.

Pour réussir une colocation, il faut donc comparer les coûts complets, choisir des personnes financièrement fiables et établir des règles communes dès le départ. Au Canada, les droits des locataires varient également selon les provinces et territoires : un contrat adapté au Québec ne produit pas nécessairement les mêmes conséquences en Ontario ou en Colombie-Britannique.

La colocation au Canada : l’essentiel

  • Partager le loyer, les services publics et certains équipements peut réduire les dépenses mensuelles et les frais d’installation.
  • Un accord écrit entre colocataires et une lecture attentive du bail limitent les malentendus, sans supprimer les responsabilités légales.
  • Pour un nouvel arrivant, une colocation peut faciliter l’installation, à condition de vérifier les annonces, les modalités de paiement et les règles provinciales.

Pourquoi la colocation réduit-elle plusieurs dépenses mensuelles en même temps ?

La colocation réduit plusieurs postes de dépenses parce que les occupants répartissent le coût d’un même logement. Le loyer constitue généralement la principale économie, mais le chauffage, l’électricité, Internet et certains équipements peuvent aussi être partagés. Le gain réel dépend toutefois du nombre d’occupants, des contrats, des habitudes de consommation et des frais inclus.

L’avantage financier ne se limite donc pas à diviser le loyer par deux ou trois. Selon les conseils de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada sur la location, partager les coûts avec des colocataires peut contribuer à réduire les dépenses de logement.

Cette logique permet de distinguer plusieurs catégories d’économies :

  • Le loyer : chaque personne verse la part prévue dans l’accord, qui peut être égale ou différente selon la taille des chambres et les équipements disponibles.
  • Les charges : les frais d’électricité, de chauffage ou d’Internet peuvent être répartis lorsque ces services ne sont pas inclus dans le loyer.
  • Les achats communs : certains ustensiles, produits ménagers et équipements peuvent être utilisés collectivement.
  • Les frais d’installation : une chambre meublée peut éviter d’acheter immédiatement un lit, des meubles et certains appareils électroménagers.

Il faut néanmoins distinguer les économies prévisibles des économies conditionnelles. Une facture Internet partagée réduit généralement la dépense individuelle à service équivalent. En revanche, l’assurance habitation ne peut pas systématiquement être mutualisée : les conditions de couverture dépendent des contrats et des assureurs.

Pour mesurer concrètement le potentiel d’économie, voici un exemple purement hypothétique, qui ne représente pas les loyers moyens du Canada.

Simulation : habiter seul ou partager un appartement

Un locataire envisage un studio coûtant 1 500 $ CA par mois, avec 150 $ CA de charges. Une autre possibilité consiste à partager un appartement de deux chambres loué 2 200 $ CA, avec 200 $ CA de charges communes, réparties également.

Le logement individuel représente alors 1 650 $ CA par mois, contre 1 200 $ CA par personne en colocation. L’économie théorique atteint 450 $ CA mensuels, soit 5 400 $ CA sur douze mois, avant les autres dépenses et imprévus.

Cette simulation doit être ajustée à la situation réelle. Une chambre très bien située peut coûter davantage qu’un petit logement dans un quartier éloigné. Les économies peuvent aussi être absorbées par des déménagements répétés, des achats non anticipés ou une période pendant laquelle une chambre reste inoccupée.

Il convient enfin de vérifier les dépôts légalement autorisés dans la province concernée. Ils ne doivent pas être considérés comme un montant automatiquement identique partout au Canada.

Une fois le coût total estimé, la prochaine étape consiste à déterminer comment répartir les dépenses et organiser la vie quotidienne pour préserver ces économies.

Comment fixer des règles de colocation avant que les tensions n’apparaissent ?

Pour limiter les tensions, les colocataires devraient rédiger un accord de fonctionnement avant leur installation. Ce document précise la répartition des dépenses, les dates de paiement, le ménage, les invités, les horaires de tranquillité et les modalités de départ. Il complète le bail sans remplacer les obligations légales envers le propriétaire.

Les désaccords les plus difficiles à résoudre apparaissent souvent lorsque chacun pense qu’une règle implicite est partagée par les autres. Pour éviter cette situation, mieux vaut discuter des sujets sensibles avant de s’engager.

Un accord de colocation peut notamment préciser :

  • La part du loyer et des charges attribuée à chaque occupant.
  • La personne chargée de régler les factures et la date limite de remboursement.
  • La répartition du ménage, des produits d’entretien et des achats communs.
  • Les conditions d’accueil des invités et les règles concernant les nuitées.
  • Les horaires de tranquillité, le télétravail, les animaux et les habitudes liées au tabac.
  • La manière d’annoncer un départ et de participer à la recherche d’un remplaçant.

Le paiement du loyer mérite une attention particulière. Lorsque le propriétaire accepte des paiements individuels, ceux-ci facilitent le suivi de la contribution de chacun. Mais ils ne suppriment pas une éventuelle responsabilité solidaire prévue au bail.

Une autre solution consiste à désigner un colocataire chargé de centraliser les paiements, avec un échéancier écrit et des preuves de transfert. Cette organisation demande davantage de confiance, puisque les fonds transitent par une seule personne.

Avant d’emménager, une conversation sur les horaires de travail, le sommeil, la cuisine, les visiteurs et le partage des aliments permet également d’évaluer la compatibilité des modes de vie.

Il est utile de prévoir une courte réunion régulière et un canal commun de communication. Lorsqu’un désaccord apparaît, chaque personne devrait pouvoir expliquer directement le problème, proposer une solution et consigner les décisions importantes.

Enfin, l’accord interne doit rester compatible avec le bail et les règles provinciales. Un préavis convenu entre colocataires ne modifie pas automatiquement les obligations contractuelles envers le propriétaire.

Ces discussions permettent aussi de mesurer si les personnes envisagées sont réellement compatibles, indépendamment des liens d’amitié ou de la qualité de leur première rencontre.

Amis ou inconnus : avec qui vivre en colocation pour limiter les conflits ?

Vivre avec des amis n’est pas automatiquement moins risqué que partager un logement avec des inconnus. Le meilleur choix dépend de la fiabilité financière, des habitudes quotidiennes et de la capacité à résoudre les désaccords. Pour un nouvel arrivant au Canada, une colocation organisée peut aussi simplifier l’installation, à condition d’en vérifier les conditions.

La confiance personnelle facilite parfois les premières discussions, mais elle ne garantit pas la régularité des paiements. À l’inverse, une personne inconnue peut être un excellent colocataire si ses engagements sont clairs et sa situation vérifiée dans des conditions raisonnables.

Trois configurations méritent d’être comparées.

Choisir ses colocataires selon ses priorités
Critère Amis ou connaissances Inconnus sélectionnés Colocation organisée
Risque financier Dépend de la solvabilité et des engagements de chacun Peut être évalué avant l’entrée dans le logement Dépend du bail et des modalités de paiement
Risque relationnel Un conflit peut affecter l’amitié Les habitudes doivent être découvertes Les occupants peuvent avoir peu de prise sur le choix des autres
Installation d’un nouvel arrivant Facilitée si les proches connaissent déjà le Canada Demande davantage de vérifications Peut simplifier certaines démarches selon la formule proposée

Entre amis, le principal piège consiste à confondre proximité affective et compatibilité résidentielle. Deux personnes peuvent très bien s’entendre pendant leurs loisirs et avoir des attentes opposées concernant la propreté, les invités ou le bruit.

Avec des inconnus, l’entretien préalable prend davantage d’importance. Il est raisonnable de vérifier les références disponibles, de comprendre les conditions financières et de rencontrer les autres occupants, idéalement lors d’une visite du logement.

Les groupes d’expatriés francophones, les réseaux universitaires et les résidences étudiantes peuvent aider les nouveaux arrivants à trouver des chambres et à rencontrer des personnes confrontées à des démarches similaires. Cette proximité d’expérience ne remplace toutefois pas les vérifications habituelles.

Pour une location longue, privilégiez des engagements financiers vérifiables et des habitudes compatibles. Pour une période transitoire, le soutien social et la facilité d’installation peuvent peser davantage dans la décision.

Dans tous les cas, il faut discuter explicitement de la durée souhaitée de la colocation. Une personne qui envisage de déménager rapidement ne représente pas la même situation qu’un occupant souhaitant rester durablement.

Après avoir identifié des personnes compatibles, il reste indispensable d’examiner le contrat qui déterminera les droits et les obligations de chacun.

Quels points vérifier dans le bail avant d’entrer en colocation ?

Avant d’entrer en colocation au Canada, vérifiez qui signe le bail, qui doit payer le loyer, les règles applicables aux occupants et les conditions de départ ou de remplacement. La responsabilité financière peut varier considérablement selon le contrat et la province. Un accord oral entre colocataires ne suffit pas à clarifier ces obligations.

Deux situations contractuelles doivent être distinguées : plusieurs personnes peuvent être signataires d’un même bail, ou une seule personne peut être titulaire du contrat tandis que les autres occupent le logement selon une entente différente.

Dans la première situation, les obligations des signataires dépendent du contrat et des règles provinciales. Dans la seconde, le locataire titulaire peut assumer des responsabilités particulières envers le propriétaire, tandis que les autres occupants ne bénéficient pas nécessairement des mêmes droits directs.

Au Québec, les informations du Tribunal administratif du logement sur la colocation distinguent notamment l’obligation conjointe et l’obligation solidaire.

300 $ ou 600 $ CA

Dans l’exemple pédagogique présenté par le Tribunal administratif du logement du Québec, deux colocataires se partagent un loyer de 600 $. Avec une obligation conjointe, chacun répond normalement de 300 $. Avec une obligation solidaire, la totalité des 600 $ peut être réclamée à un seul colocataire.

Exemple officiel du Tribunal administratif du logement du Québec. Cette distinction est présentée dans le cadre du droit québécois.

Le terme « solidaire » a donc des conséquences financières concrètes. Même lorsqu’un colocataire verse régulièrement sa part, il peut rester exposé à certaines obligations liées au comportement financier des autres si le contrat prévoit une responsabilité solidaire.

La vérification doit également porter sur les dispositions concernant les occupants supplémentaires, les animaux, les invités et les éventuelles modifications du contrat.

En Colombie-Britannique, les règles de Colombie-Britannique sur la modification d’un bail précisent notamment les conditions applicables aux changements contractuels et à l’ajout de colocataires. Un occupant non inscrit au bail peut ne pas disposer des mêmes recours qu’un locataire signataire.

Il faut donc éviter de supposer que les règles du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique sont identiques. Les dépôts, les avis de départ, les limitations d’occupation et les mécanismes de cession ou de sous-location doivent être examinés selon la juridiction concernée.

Checklist : cinq vérifications avant de signer un bail en colocation

  1. Identifier tous les signataires du contrat et conserver une copie du bail avec leurs noms.
  2. Repérer les clauses de responsabilité financière et rédiger une note indiquant qui répond du loyer en cas d’impayé.
  3. Vérifier les charges incluses et établir un tableau écrit des dépenses supplémentaires.
  4. Examiner les conditions de départ, de cession, de sous-location et d’ajout d’occupants, puis relever les clauses concernées.
  5. Consulter les règles officielles de la province et préparer une liste des questions à clarifier avec le propriétaire avant signature.

Cette précaution devient particulièrement importante lorsqu’un colocataire souhaite quitter le logement, car le remplacement d’un occupant ne met pas automatiquement fin aux obligations prévues par le contrat initial.

Quand remplacer un colocataire qui quitte le logement pour éviter de supporter seul le loyer ?

Il est préférable de commencer la recherche d’un remplaçant dès qu’un colocataire confirme son intention de partir, sans attendre que sa chambre soit vide. Une recherche anticipée facilite la continuité des paiements et laisse le temps de vérifier les candidatures. Le remplacement doit toutefois respecter le bail et les règles provinciales applicables.

La première étape consiste à déterminer la date de départ, la date de fin des obligations du colocataire sortant et les conditions auxquelles une nouvelle personne pourra occuper le logement.

Ces dates ne sont pas nécessairement identiques. Une personne peut déménager physiquement tout en conservant des obligations contractuelles, selon la situation juridique et les documents signés.

Pour limiter le risque d’une chambre vacante, une organisation pratique consiste à :

  1. Obtenir une date de départ précise et vérifier les avis légalement nécessaires.
  2. Examiner le bail pour déterminer les modalités autorisées de remplacement.
  3. Préparer une annonce mentionnant le loyer, les charges, les caractéristiques de la chambre et la disponibilité.
  4. Diffuser l’annonce avec l’accord des personnes concernées et organiser les visites.
  5. Sélectionner un candidat compatible et régulariser son arrivée selon les exigences du contrat et de la province.

Le nouveau colocataire ne doit pas être considéré automatiquement comme le successeur juridique de l’ancien. Un simple accord entre occupants peut être insuffisant lorsque le bail exige une formalisation particulière.

Au Québec, les règles encadrant les obligations des colocataires et le départ de l’un d’eux dépendent notamment de leur statut contractuel. En Colombie-Britannique, les modifications apportées à un contrat de location doivent également respecter les règles propres à la province.

Il est utile d’informer les candidats du montant total à prévoir : loyer personnel, charges non comprises et éventuels montants exigibles légalement à l’entrée. Cette transparence évite qu’une candidature se retire après plusieurs échanges.

Les colocataires restants devraient aussi participer au choix final. Trouver rapidement une personne ne suffit pas si ses habitudes de vie ou ses attentes risquent de rendre la nouvelle cohabitation difficile.

Enfin, une période de vacance doit être envisagée dans le budget. La personne tenue juridiquement de payer dépendra du bail et des circonstances ; elle ne peut pas être déterminée par la seule répartition informelle utilisée au quotidien.

Cette organisation sera d’autant plus efficace que les candidats auront préparé un dossier locatif convaincant, même lorsqu’ils viennent d’arriver au Canada.

Comment renforcer votre dossier de location sans références canadiennes ?

Sans références locatives canadiennes, vous pouvez renforcer votre candidature en présentant des preuves de revenus, un contrat de travail, des justificatifs financiers et des références étrangères lorsque le propriétaire les accepte. L’objectif est de démontrer votre capacité à payer le loyer et votre stabilité, sans prétendre remplacer automatiquement un historique de crédit canadien.

Les propriétaires peuvent demander des références, des preuves de revenus ou des renseignements de crédit. Pour un nouvel arrivant, l’absence de dossier local complique parfois la sélection, même lorsque les ressources financières sont suffisantes.

Un dossier préparé à l’avance peut comprendre :

  • Une pièce d’identité valide, présentée dans le respect des exigences applicables.
  • Une lettre d’emploi ou un contrat de travail signé, si disponible.
  • Des preuves de revenus ou de fonds permettant d’évaluer la capacité à payer.
  • Des références d’anciens propriétaires étrangers, éventuellement accompagnées d’une traduction.
  • Une présentation concise de la situation personnelle, de la date d’installation et de la durée de location souhaitée.

Les relevés bancaires récents peuvent également être utiles lorsqu’ils sont acceptés, mais ils ne constituent pas une exigence uniforme. Il convient de protéger les informations personnelles non nécessaires à l’évaluation du dossier.

Selon Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, les personnes sans emploi, références ou antécédents de crédit au Canada peuvent solliciter l’aide d’un organisme de services aux nouveaux arrivants.

Certains propriétaires peuvent demander un répondant lorsqu’un candidat ne possède pas d’historique de crédit. Cette possibilité dépend du propriétaire et du cadre applicable ; elle ne garantit donc pas l’acceptation du dossier.

De même, proposer un paiement anticipé de plusieurs mois ne doit pas être présenté comme une solution universelle. Les règles encadrant les sommes exigibles à l’entrée varient selon les provinces, et certaines pratiques peuvent être interdites ou limitées.

Une colocation temporaire ou une chambre proposée dans un cadre contractuel clair peut constituer une solution intermédiaire. Elle permet de découvrir le marché local, de mieux connaître les quartiers et, selon les circonstances, d’obtenir une première référence de location au Canada.

Il ne faut cependant pas supposer que toute colocation génère automatiquement un historique de crédit canadien. Les modalités de déclaration des paiements et les conditions de constitution du dossier de crédit sont distinctes de la simple occupation d’un logement.

Enfin, les critères de sélection peuvent différer d’un propriétaire à l’autre. Présenter des pièces compréhensibles, vérifiables et cohérentes reste préférable à multiplier les garanties sans connaître leur utilité ou leur légalité.

Un dossier solide facilite les démarches, mais la stabilité financière passe aussi par une organisation bancaire permettant d’assurer régulièrement le paiement du logement.

Compte courant ou épargne : où conserver votre argent selon son usage ?

Pour gérer une colocation au Canada, le compte courant convient aux paiements réguliers comme le loyer, les charges et les achats communs. L’épargne sert plutôt à financer les dépenses imprévues, notamment un déménagement ou un manque temporaire de trésorerie. Séparer ces usages permet de mieux suivre les sommes disponibles et les engagements à venir.

Un nouvel arrivant peut trouver pratique d’ouvrir un compte bancaire canadien pour simplifier les transactions en dollars canadiens, conserver des traces de paiement et éviter certaines difficultés liées aux virements internationaux.

Cette solution n’est toutefois pas une obligation universelle imposée à tous les locataires. Les moyens de paiement disponibles et acceptés doivent être examinés selon la situation et les règles applicables.

Pour organiser les fonds, trois catégories peuvent être distinguées :

  • Les dépenses courantes : loyer, électricité, Internet, assurance et remboursements dus aux colocataires.
  • La réserve de précaution : argent accessible pour faire face à une dépense inattendue ou à un changement de logement.
  • Les sommes engagées : montants déjà destinés à une obligation précise, notamment un dépôt légalement exigible ou une dépense d’installation prévue.

Une somme réservée à un dépôt de garantie peut être suivie séparément dans le budget personnel. Son traitement juridique, son éventuelle rémunération et les conditions de restitution varient selon la province. La conserver dans un compte distinct ne remplace donc pas les règles légales ni les justificatifs nécessaires.

Pour les paiements communs, un tableau partagé peut indiquer le montant de chaque facture, la date de règlement et la contribution de chacun. Les confirmations de virement permettent de conserver une trace en cas de désaccord.

Il est également prudent de prévoir l’effet d’un départ imprévu sur sa trésorerie. Si le bail peut rendre une personne responsable d’une somme supérieure à sa contribution habituelle, cette exposition doit être prise en compte dans l’évaluation du risque financier.

Enfin, les nouveaux arrivants qui transfèrent leurs économies depuis l’étranger gagneront à comparer les frais de change, les commissions et les délais. Une succession de petits transferts peut augmenter les coûts, même lorsque le loyer partagé paraît avantageux.

Cette préparation bancaire rend les premières démarches plus simples à organiser, notamment lorsqu’il faut rechercher, visiter et réserver un logement dans un délai limité.

À retenir avant de chercher un logement au Canada

  • Définissez un budget complet comprenant les charges, les frais d’installation et une marge pour les imprévus, plutôt que de comparer uniquement les loyers affichés.
  • Préparez vos documents et identifiez les critères de fiabilité d’une annonce avant de transmettre des informations personnelles ou de verser de l’argent.
  • Privilégiez une solution locative cohérente avec votre durée de séjour, votre situation financière et les règles de la province où vous souhaitez habiter.

Comment louer un appartement au Canada quand on vient d’arriver ?

Pour louer un appartement au Canada dès votre arrivée, commencez par définir votre budget, identifier les quartiers adaptés et préparer un dossier de candidature. Recherchez ensuite les offres par plusieurs canaux, vérifiez les logements et comparez les conditions des baux. Une colocation peut constituer une première solution lorsque le budget ou les références locales sont limités.

La recherche peut commencer avant le départ en explorant les quartiers, les transports et les annonces disponibles. Cependant, mieux vaut éviter de s’engager financièrement sur un logement dont l’existence, les conditions et l’interlocuteur n’ont pas été suffisamment vérifiés.

Les informations d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada sur la location indiquent que les nouveaux arrivants peuvent consulter des sites de petites annonces, des réseaux sociaux, des agences de location et des personnes de leur entourage. Parmi les canaux mentionnés figurent notamment Facebook Marketplace et Kijiji.

Les délais de recherche dépendent de la ville, du quartier, du budget et de la période de l’année. Les secteurs universitaires peuvent notamment connaître davantage de demandes autour des périodes de rentrée. Aucun délai unique ne peut donc être garanti pour Toronto, Montréal, Vancouver ou une autre ville canadienne.

Pour préparer efficacement les visites, il convient de définir trois éléments : le budget maximal charges comprises, les critères indispensables et les documents nécessaires pour présenter rapidement une candidature.

Une visite doit permettre de vérifier l’état du logement, les équipements, les conditions de chauffage, les services compris dans le loyer et les espaces effectivement accessibles. En colocation, il est également important de rencontrer les occupants et de clarifier l’usage des parties communes.

La prévention des fraudes est essentielle lorsqu’on cherche depuis l’étranger. Un loyer anormalement bas, un refus persistant de visite, une demande de paiement avant toute vérification ou un transfert vers un interlocuteur prétendument situé à l’étranger constituent des signaux d’alerte.

Avant de payer, il faut vérifier l’identité et la qualité de la personne proposant le logement, examiner les conditions du contrat et obtenir les justificatifs appropriés. Les modalités de dépôt ou de paiement doivent respecter la réglementation provinciale.

La colocation peut enfin représenter une étape de transition. Elle peut limiter certains coûts initiaux, favoriser les premiers contacts sur place et laisser le temps de découvrir le marché avant de choisir un logement individuel. Son accessibilité dépend néanmoins du propriétaire, du type de contrat et des critères de sélection.

Pour avancer concrètement, sélectionnez quelques annonces correspondant à votre budget, préparez vos justificatifs et demandez une visite ainsi qu’une copie des conditions locatives. Le bon logement est celui dont le coût, les règles et les responsabilités restent compatibles avec votre situation.

Questions fréquentes sur la colocation et le budget logement au Canada
Faut-il obligatoirement avoir un historique de crédit canadien pour entrer en colocation ?

Non, il n’existe pas d’exigence générale imposant à toute personne entrant en colocation de posséder un historique de crédit canadien. Un propriétaire peut toutefois vérifier la solvabilité d’un candidat. Des preuves de revenus, des fonds disponibles ou des références étrangères peuvent être proposés, sans garantie d’acceptation.

Une personne qui loue simplement une chambre possède-t-elle les mêmes droits qu’un signataire du bail ?

Pas nécessairement. Les droits dépendent du statut de l’occupant, des accords conclus et des règles provinciales. Au Québec et en Colombie-Britannique, les sources officielles distinguent notamment certaines situations où un occupant non signataire ne dispose pas des mêmes droits contractuels directs qu’un locataire titulaire.

Le propriétaire peut-il exiger un dépôt de garantie supplémentaire pour chaque colocataire ?

Il n’existe pas de réponse uniforme pour tout le Canada. La légalité des dépôts et les montants exigibles dépendent des règles de la province ou du territoire, ainsi que de la situation contractuelle. Il faut vérifier les règles locales avant de verser un montant demandé par le propriétaire ou un autre colocataire.

Peut-on vivre en colocation sans disposer immédiatement d’un compte bancaire canadien ?

Cela peut être possible selon les moyens de paiement disponibles et les modalités légalement applicables au bail. Un compte canadien peut néanmoins faciliter les paiements en dollars canadiens et le suivi des transactions. Il est important de conserver une preuve de chaque paiement, quel que soit le moyen utilisé.

Est-il préférable de louer une chambre meublée ou non meublée à son arrivée ?

Une chambre meublée peut limiter les achats initiaux et convenir à une installation temporaire. Une chambre non meublée peut être intéressante si le locataire possède déjà des équipements ou prévoit de rester longtemps. Le choix dépend du loyer total, des meubles réellement fournis, de leur état et du coût d’installation.

Rédigé par Sophie Bouchard, Analyste documentaire concentrée sur les villes canadiennes, le logement et les choix pratiques liés à l’installation. Elle rapproche coûts, transports, quartiers, types d’habitat et contraintes locales pour mettre les options en perspective. Le lecteur bénéficie ainsi d’informations comparables pour choisir un lieu de vie correspondant à son budget et à ses priorités.